LES REGISTRES PAROISSIAUX
Depuis l'ordonnance de « Villers Cotterets », promulguée en 1539 par François Ier, les prêtres ont transcrit sur les registres paroissiaux, les actes de baptême et de sépulture, puis de mariage de leurs paroissiens. Le registre le plus ancien conservé aux Archives Départementales de la Dordogne débute en 1501.
Ces registres ont été tenus en double:l'original était conservé dans la paroisse. Certains furent plus tard déposés aux archives sous la référence Edep, "dep" pour dépôt). Dans le langage des archives, il s'agit de la "collection communale". Le second exemplaire des registres, patiemment recopié par le curé devait être envoyé au greffe de la juridiction. Cet exemplaire correspond à la "collection départementale", référence "5E" des archives.
Voici une note écrite par le curé de Campagne en 1734 (E dep245), qui mentionne les deux exemplaires .
et l'attestation de remise de l'exemplaire au greffe en 1670, signée par un greffier (E dep245) 
Cependant, malgré les efforts et affirmations des curés, la copie n'est pas exempte d'erreurs ni toujours parfaitement fidèle à l'original. Souvent l'exemplaire paroissial offre de meilleures informations, montre les signatures originales qui n'existent pas toujours dans le second exemplaire. Souvent la confrontation des deux exemplaires est nécessaire pour retrouver tous les actes et tous les détails d'un acte.
LES REGISTRES D'ETAT CIVIL
A la Révolution, les officiers d'état civil ont remplacé les prêtres pour inscrire les actes de naissance, de mariage et de décès sur des formulaires pré-imprimés, ne laissant que peu de liberté pour des commentaires, mais on y trouve parfois quelques notations plaisantes. Là aussi les registres ont été tenus en double. Certaines communes ont conservé la collection communale complète à la mairie. et beaucoup les ont déposés en partie aux Archives Départementales.