En ce 25 octobre 1709, apres midi, que fait donc "Marie de Mallet dame de Chabans, veuvfe de feu messisse Baptiste de Chabans ecuyer sieur dudit lieu, habitant du repaire noble des cinpons présente paroisse" avec son notaire Me Delaporte, "à la maison presbytériale du bourg de Neufvic"?
C'est qu'elle a appris, sans doute par ce même notaire*, que "Guabriel de Chabans ecuyer sieur dudit lieu, son fils ayné s'est tellement oublié de toutes magnieres quil veut contracter mariage avec une infame personne quil a détenue dans sa maison pendant trois ans ou environ, l'ayant prinse de quelques gens de guerre qui ne la voulaient plus qui luy avaitent donné ... pour la chasser de leur compagnie"
D'ailleurs c'est "une personne vagabonde depuis ses premières années trainant sa vie de bordel en bordel sans adieu ny cognaissance dans la presente province".
De plus, "elle est mariée ce qui oblige ladicte dame de remonstrer audict curé lestat malheureux de cette abandonnée et de l'advertir de l'oposition formelle quelle est contrainte de fere à une conjonction si disproportionnée si horrible et si détestable par rapport aux deux parties et si deffandue par le Concile de Trente".
"Que Mondixt sieur curé ne laisse approcher d'un sainct sacrement des personnes si indignes et leur refuse l'impartition de la benediction nuptiale"
"La dicte dame est persuadée quil le fera sans doute et qu'il ne l'obligera pas d'avoir recours à l'authorité supérieure"
Madame de Chabans requiert le notaire de dresser acte "pour luy servir ainsi quelle verra estre à faire" de tout ce qu'elle a dit au prêtre ce quil "luy concède sous le scel royal" en presence de "tesmoings habitantsdu présent bourg" qui signent mais pas le curé qui déclare "quil nen est pas besoin"